21.06.2006

Camille sur son vélo

A l’origine, j’imaginais Camille dans une Smart, perdue dans un arrondissement qu’elle ne connaît pas, cherchant une place où se garer avant de se perdre de plus belle dans le cimetière de Montmartre.
Elle devait retrouver Antoine, le coursier, sous le prétexte de lui rendre sa sacoche qu’il aurait oubliée.
« Impossible ! Ficelles grossières ! » m’a-t-il été dit. Un coursier n’oubliera jamais sa sacoche, sous peine de grosse amende.

Dans la nouvelle version, Camille a rendez-vous avec Bruno, le collègue de Pierre. Elle arrive à vélo, à la fois parce que je voulais qu’elle sente la présence de son corps (fatigue, sueur) avant son contact avec Bruno, mais aussi parce que le vélo faisait le lien avec Gabriel.

A la réflexion, je me dis que ça pourrait très bien être son propre vélo avec, à l’arrière, un siège pour enfant et toute la symbolique de la femme accompagnée (symboliquement encore) d’un enfant qui parle de son statut de mère et d’épouse.

Et de m’apercevoir d’un thème déjà abordé dans La véritable histoire de mon père.

Camille22_06.doc

20.06.2006

Parc Monceau

Il y a des lieus qui inspirent, qui peuvent servir de cadre à l’histoire, et puis des lieus pour écrire.

Pour moi qui aime écrire dans les jardins publics, la météo joue un rôle prépondérant avec toujours le risque de se faire surprendre par la pluie, le froid, voire trop de soleil ou trop d’ombre.
Globalement, les jardins ne sont fréquentés que par beau temps.

Le voisinage compte également : on a pris « votre » banc ; il y a cette jolie fille assise à côté qui vous empêche de vous concentrer, ou ce vieux con qui donne du pain à une nuée de pigeons et tant d’autres choses… Le mieux, c’est toujours un coin un peu isolé, à l’écart, le quotidien de l’écriture, l’isolement.
Si le lieu marche, qu’il participe à des accouchements sans douleurs, alors il devient l’endroit que l’on sollicite en cas de défaillance, un médium spécialisé dans les retours d’inspiration. Ça marche parfois dans les jardins, rarement dans les bars. Là, c’est plutôt du one shot. Rien de pire que de retourner dans un lieu qui vous a servi un jour, fermé comme une huître la fois d’après.

L’hiver, le choix se restreint.

medium_djerba.jpgIci, alors que j’écrivais la nuit, toujours à la même place, quelqu’un m’a demandé de loin, « Are you a writer ? » C’était quelques mois avant d’avoir publié mon premier roman, mais je me suis senti autorisé à répondre « oui ». « J’en étais sûr, a répondu l’homme, il n’y a que les écrivains qui soient aussi constant ». Je ne sais pas s’il parlait de la constance géographique (même lieu) ou temporelle (tous les soirs). Ou les deux.


medium_monceau.jpgLa photo jointe illustre ces matins d’écriture dans le Parc Monceau. J’ai eu beaucoup de mal à trouver le lieu et à aimer ce jardin, un peu conventionnel, je trouve.
Mais j'ai mon coin maitenant.
Peu de gens viennent ici, c’est un peu humide, probablement trop ombragé, seulement des enfants, à cause des canards, et des mamans.
Les autres courent tout autour du jardin qui forme une sorte de piste.

16.06.2006

Guillaume après l'amour

Ecrit ce matin dans le Parc Monceau

Ce chapitre ouvre la troisième journée (en réalité clôt la deuxième).
Il s’agit d’amours homosexuelles mais on pourrait très bien remplacer Pablo par un prénom féminin, il me semble.
L’histoire de Guillaume s’arrête ici.
La_chambre_des_parents.doc

13.06.2006

Camille maltraitée

Ecrit hier soir sur un banc du Parc Monceau

Avec le temps, et sans doute l’expérience, on arrive à travailler un peu partout. Les conditions à réunir pour travailler ne sont plus si difficiles. Récompense pour celui qui écrit que ces moments de fusion avec son écriture, d’oubli de soi.

Chronologiquement, cette scène suit « Camille et Pierre font l’amour ». Dans le récit, qui est linéaire, mais suit plusieurs fils, beaucoup d’évènements s’intercalent entre ces deux scènes. Mais dans l’esprit de Camille, tout ça est encore frais. On est lundi, le dernier jour de l’histoire, qui est aussi celui de la concrétisation.
Je me suis éloigné de l’angle mythologique pour m’attacher d’avantage à la psychologie de Camille en effleurant quelques aspects de la difficulté de leur couple.
Camille.doc

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