30.08.2006
Et maintenant...
Le récit a été corrigé et envoyé par mail à Robert Laffont.
Cette attente est toujours terrible mais en tout cas, sans commune mesure avec l’envoi d’un premier roman au hasard, par la poste – la bouteille jetée à la mer…
A ce sujet, je vous conseille le site de Thomas Clément, très exhaustif sur la question et celui de « Dolce » à la recherche d’un éditeur.
08:11 Publié dans Récit | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
12.08.2006
Fin de la seconde version
Voilà, la seconde version du récit est terminée.
Les quinze prochains jours seront consacrés à la relecture et aux corrections.
Un petit bilan en cours de route.

Sur la structure narrative : l’éclatement des cahier a eu un impact important sur tout le récit avec des choix « impliquant », notamment la technique des points de vue. Je ne suis pas du tout sûr que cela fonctionne, j’attends donc avec beaucoup d’appréhension le retour de mon éditeur à qui je soumettrai, si tout va bien, le texte fin août.
Dans tous les cas, l’éclatement m’a permis d’enrichir les personnages et leurs relations. Mais je n’abandonne pas définitivement le projet des cahiers, pour un autre récit, peut-être.
Sur les personnages. Antoine me paraît bien loin. Je ne suis pas certain cependant qu’il n’ait pas trouvé sa place, quelque part, en surnuméraire. En règle générale, il me semble avoir gagné en réalité dans le vécu et le ressenti des personnages.
Sur le blog. Il m’a semblé important de le centrer sur une expérience d’écriture en évitant de parler de moi. Il est également le témoin d’évolutions dont j’aurais peut être oublié les origines si elles n’avaient pas été écrites. Et puis j’ai beaucoup aimé l’illustrer.
Cependant, ce blog n’est pas tout à fait honnête dans la mesure où j’ai choisi de communiquer, ou non certains chapitres. Par exemple, la fin du récit, riche en rebondissements ne sera pas, je crois en ligne, pour préserver « le suspens ». Donc, cette transparence revendiquée n’est pas tout à fait juste.
Peu de commentaires finalement sur les deux cents cinquante personnes qui visitent ce site régulièrement. Peut-être ce blog ne s’y prête-t-il pas ?
Donc, un bilan plutôt positif artistiquement parlant, même s’il demande un certain engagement parfois un peu lourd.
Ce blog n’est pas fini mais fait une pause pour quinze jours.
Maintenant commence une période difficile post accouchement :-).
Je remercie les lecteurs et celles et ceux qui ont laissé des commentaires qui m’ont toujours donné à réfléchir.
Au 28.
Nicolas
11:41 Publié dans Récit | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
10.08.2006
Aurore et Pierre
J’ai peu parlé d’Aurore qui est le personnage qui aura finalement le moins évolué entre les deux versions. Quelques nuances cependant, pour la rendre moins caricaturale, moins cliché.
J’ai retravaillé sa rencontre avec Pierre qui, dans la première version était un peu bancale parce qu’on ne savait rien de Pierre, personnage secondaire. La voici désormais aux prises avec un homme violent qui l’écarte comme un simple obstacle sur son chemin.
Initialement, la rencontre avait lieu dans une suite du Crillon. Le lieu – peu décrit- a changé et se passe dans le SPA du Relais Christine (photo) – non cité dans le texte.

Dans le récit d’origine également, c’est elle qui accompagnait Jean jusqu’au bout. Maintenant, elle cède la place à Gabriel et se retire du jeu qui la dépasse – il y a, très loin, une réminiscence de Gatsby le Magnifique, où le narrateur est impliqué dans une histoire « de riches » sur le mode attirance / répulsion.
Le thème de la montre également est abordé, qui sera repris en écho dans les derniers chapitres et renvoie au titre.
aurore.doc
10:35 Publié dans Aurore | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.08.2006
L'annonce faite à Guillaume
Finalement, j'ai abandonné la scène de Guillaume dans la chambre de ses parents, qui avait bien plu à « gudule » - merci à elle, mais déplu à d’autres – qui m’ont fait jurer sous serment de ne pas les citer.
Guillaume reste finalement un garçon en révolte superficielle contre ses parents, mais on peut supposer qu’il mûrira brutalement avec ce que son frère lui annonce dans ce chapitre.
Initialement, le descriptif de l’entreprise dans laquelle travaille Pierre servait d’introduction au récit – mais c’était Jean qui y travaillait, pas son fils.
Le bâtiment existe (cf la mauvaise photo prise sur Mappy). Je travaillais en face et la vue du patron au travers des vitres fumées, le soir, lorsque tout le monde est parti ou presque m’a inspirée le personnage de Jean – qui s’appelait Ange, dans la première version.
Guillaume3.doc
10:00 Publié dans Guillaume | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.08.2006
Comment trouver ce blog sur Google?
Voici une sélection de mots et d'expressions que les internautes ont recherchés sur Google et qui les ont menés sur ce blog.
comment bien faire l'amour ã son mari
saoule
pasiphae
intérieur pyramide monceau
l'eau dans la modification de butor
la sirène
les sirènes de l'amour
madam de sade 2006
scènes gynéco
newsletter de l'amour en couple
:-)
09:45 Publié dans Récit | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.08.2006
Lorsqu’Amélie vient au secours d’Alexis
Voici, toujours et encore, la chapitre d’Alexis dans un bar perdu au fin fond du monde.
Initialement, le déroulé était celui-ci : dispute d’Alexis & Amélie / Alexis dans un bar / Alexis en entreprise / Fin
L’ordre des chapitres a changé. On a : dispute d’Alexis & Amélie / Alexis et Camille / Alexis en entreprise / Alexis dans un bar / Fin.
Déroulé qui me semble plus logique et me permet de conclure vraiment sur ses « retrouvailles » avec lui-même et sa famille – mais attention au dernier chapitre…
Ecrit dans le jardin de la Place des Vosges
Alexis_fin.doc
10:45 Publié dans Alexis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.08.2006
Camille fait enfin l'amour avec l'homme qu'elle aime (presque)
Finalement, après avoir eu successivement pour amant, Antoine, le coursier obèse et fou furieux ; Bruno, le collègue play-boy, vulgaire et grossier, voici Camille entre les bras d’un homme comme elle, ni plus ni moins.
Du coup, il m’a semblé que le lieu de leur rencontre ne devait plus être un hôtel sordide, mais au contraire, un lieu charmant, un appartement près de Montmartre, un atelier d’artiste. En cherchant du côté du Musée de la vie romantique, j’ai trouvé celui qui illustre l’article, un tout petit atelier idéal pour abriter les amour de Camille et d'Alexis, puisque c'est lui dont il s'agit.
C’est là que se termine l’histoire de Camille.
Camille_fin.doc
11:35 Publié dans Camille | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.08.2006
Camille dans le cimetière de Montmartre
Finalement, je suis revenu à la première version de Camille dans le cimetière de Montmartre, gardant le vélo pour le chapitre suivant. Il m’a semblé plus judicieux de garder l’épisode du cimetière pour soutenir le conflit interne de Camille tandis que la symbolique du vélo, qui annonce celle de la cicatrice, sera utilisée plus tard dans la gestion des rapports avec son amant – qui n’est plus Bruno ni Antoine…

J’ai décidé de tromper Pierre. C’est sans appel.
Moins par désir que par principe. Pour mettre du poids dans la balance, faire pencher le plateau de mon côté, comme si je n’y arrivais pas toute seule, qu’il me fallait quelqu’un d’autre pour venir à mon aide. Un adulte, cette fois-ci, les enfants ne me sauveront pas. La lutte est inégale, depuis le premier jour. Pierre est trop fort pour moi.
J’ai peur. Peur de mon mari, de moi, de ce qui va se passer.
Il est dix heures et je suis en retard. « Vous n’avez qu’à couper par là », m’a dit un homme, montrant la grille ouverte du cimetière de Montmartre. Je lui ai fait confiance.
Maintenant je suis perdue.
Grandes avenues des morts, allées principales, chemins secondaires, petits morts, grands morts, je m’y perds, je tourne en rond.
Je demande la sortie. « Laquelle ? ». Parce qu’il y en a plusieurs. Je ne sais pas, celle qui donne sur le boulevard.
Et me voilà revenue à mon point de départ.
La vieille qui me renseigne est folle, un arrosoir à la main, qui me prend la main pour me montrer la tombe de son mari mort il y a trente ans. Je suis bien obligée de l’écouter. Trente ans sur sa tombe à la fleurir, la laver, l’arroser, la pierre devenant grise, comme s’il continuait de vieillir tant qu’elle ne l’aura pas abandonné.
Je la traite de vieille bique à l’intérieur, parce qu’elle ne veut pas me lâcher. Qu’est-ce que je fais là ?
Elle me demande si je suis veuve. Non, mais c’est tout commei. Parce que je m’apprête à commettre à un adultère. Un adultère, une histoire entre adultes.
Je me dégage et je fuis, en courant, presque.
Il y a des chats et des gens qui mangent sur des bancs.
Je ne veux pas l’appeler. Depuis un cimetière, il y a des choses qui ne se font pas, non.
Je devrais rentrer chez moi. Tout ça n’a aucun sens. Je n’en ai même pas le désir.
Pourquoi est-ce si calme et si doux et si apaisé ?
Il faut que je sorte de là avant de perdre tout à fait mon courage qui s’en va, absorbé par les pierres qui me prennent tout ce que j’ai de vivant en moi : ma colère, mon désir, mes envies de vivre une autre vie que celle-là.
Et c’est comme un sanglot ; quelque chose qui s’échappe de moi et me laisse en paix, simplement en paix, sans plus aucun désir ni tourment. Je m’assois.
Face à moi, la tombe de Michel Berger, auteur, compositeur, interprète, mort en août, c’est bientôt son anniversaire. On lui a apporté des fleurs, la tombe en est couverte : des pots, des plantes, du vert et de la couleur, un beau tournesol, des mots en couleur, un anagramme, des dessins d’enfant. Il manque au monde, ce qui est écrit.
Sa femme vient-elle le voir ? Visite-t-on les morts quand on est célèbre ?
Un homme s’assoit à côté de moi.
Tous les hommes me veulent, mon corps de sirène. Et ils se fichent pas mal que mon visage ne soit pas à la hauteur.
Le visage des gens morts, en médaillons fixés dans la pierre.
Je pense à Louis, mon petit garçon, qui devrait être avec sa maman, parce que c’est mon rôle, alors que je l’ai confié à quelqu’un, « pour faire des courses » ai-je dit, m’occuper de moi, un peu, ce qui est normal, avec la vie que j’ai, entre le travail, la maison, les enfants, le mari qui n’est pas mon gynéco, précisons, oui, mon mari n’est pas mon gynéco, autant le dire les choses pour que ce soit claire une fois pour toute.
Mais pas un mari non plus alors.
Il faudrait venir ici seulement l’hiver, cachée aux regards, en pull, manteau et pantalon, dans la boue des allées, le froid et l’humidité. Venir ici l’hiver pour entendre la vraie voix des morts.
En tout cas pas l’été, pas en jupe. Car je ne me veux pas en paix, mais excitée. Je me veux sûre de moi et déterminée : j’ai décidé de tromper Pierre parce qu’il le mérite.
Je me lève, marche un peu.
Un couple m’arrête, me demande où est la tombe de Berlioz, je n’en sais rien. « Au Père Lachaise, non ? ». Il faut bien être solidaire, parmi tous ces morts, si les vivants ne sont pas solidaires !
A la condition de me dire où est la sortie.
Mais ce sont des Hongrois. Ils ne savent dire que « Berlioz », ne comprennent rien, me regardent en souriant bêtement. Même l’homme.
Je cours presque, à en péter mes talons.
Grande allée, quartier des morts célèbres, quartier des morts Juifs, des morts riches, grandes familles, allées secondaires, quartier des enfants morts.
Et puis la sortie, enfin, qui est l’entrée triomphale du cimetière de Montmartre. J’en sors vivante.
Une femme me demande si j’ai vu la tombe de Michel Berger et je dis « Oui », me tournant vers les tombes de nouveau, les arbres et l’ombre, tournant le dos au boulevard, à l’excitation des hommes en vie, « Oui, vous prenez la grande allée… ». Mais je ne sais plus où elle se trouve, désolée
- Regardez sur le plan, plutôt. Vous allez vous perdre.
Ce qu’elle fait, avant de disparaître dans une allée secondaire, gravissant quelques marches, son bouquet à la main.
Et moi, désormais, j’ai le choix entre écouter mon corps, qui n’a plus envie, et autre chose, qui me dit de le faire.
Et je touche ma blessure au mollet pour vérifier qu’elle est bien cicatrisée.
10:44 Publié dans Camille | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
