13.09.2006

C'est mieux...

… mais pas encore ça !

Il subsiste encore des problèmes de structures entre la première partie, très « micro », et la deuxième, d’avantage « macro ». La technique des points de vue n’est pas toujours bien exploitée et se cantonne un peu dans la répétition. Certains personnages mènent une vie par trop déconnectée du cœur de l’intrigue.
Donc, après réflexion, voilà ce que je vais proposer :

• Tous les personnages s’adressent à Jean
• Réduction des chapitres concernant Camille
• Développement des chapitres concernant Sophie
• Répartition des chapitres entre la première et deuxième journée
• Développement d’un évènement fédérateur lors de la première journée : le repas
• Accentuation des liens entre les évènements individuels et l’histoire de Jean

Voilà, il n’y a plus qu’à…

Commentaires

Très interessant ton blog !

Ecrit par : Linette | 13.09.2006

Je comprends la difficulté de l'écriture en point de vue. Il faut trouver un point de fuite d'où sortirait toutes ces paroles. Quand je vous lis je pense au monologue intérieur de Virginia Woolf, que vous connaissez sans doute. Je ne crois pas que si les personnages s'adressaient à Jean, il y aurait un gain considérable, mais je crois par contre que ça donne encore une autre dimension à Jean.

Maintenant que faire de la conscience de Jean? En effet, si vous faîtes tous les personnages s'adresser à lui, c'est que tous les personnages attendent quelque chose de lui. Le mot est horrible, mais je n'en ai pas d'autre : une certaine reconnaissance. Articuler leur discours autour de Jean c'est faire de Jean le principe d'existence de tous les autres personnages.

Dès lors, faut-il qu'il soit conscient de toutes ces attentes qui se déposent sur lui, ou faut-il qu'il agisse dans l'ignorance de ce discours?

En fait non, à la fin de ce commentaire, je me rends compte qu'il s'agira snon d'un gain considérable, au moins l'origine d'un changement de l'économie de l'oeuvre.

Bref, Jean s'héroïse, je trouve. Dommage, j'avais beaucoup d'affection pour les autres, surtout pour Camille.

Ecrit par : Irrlichter | 28.09.2006

Merci pour cette intervention très pertinente.
« Reconnaissance », le mot est très bien choisi, c’est exactement cela. Tous les intervenants souffrent de ne pas avoir été reconnus et ils interviennent de manière à exprimer ce qu’ils sont vraiment à travers leurs actes sur ces deux jours. On a parfois le sentiment qu’ils agitent la main devant Jean pour attirer son attention mais celui-ci est déjà ailleurs et ne les voit plus, il ne les « reconnaît » plus.
Concernant la technique des points de vue, il y a également, entre autre, le « Tandis que j’agonise » de Faulkner (La référence) et, dans une toute autre mesure « Le passage du gué » de Jean Philippe Blondel.
Quant à la réduction de l’intervention de Camille, elle concerne des chapitres annexes, non présents sur ce blog. Je n’ai donc rien retiré de ce qui fait son personnage.

Ecrit par : Nicolas | 29.09.2006

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