02.10.2006

Descriptions et illustrations

Quelle place donner à la description dans un récit à une époque où toutes les images sont accessibles ?

Est-il besoin de décrire la vue de Paris depuis Montmartre où sont assis Jean et Aurore ?

L’écrivain peut-il donner à son lecteur une autre vision de la réalité de celle du photographe. Y a-t-il une rivalité entre les deux ?

Je préfère donner quelques indications sur un lieu plutôt que de le décrire – comme des indications scéniques – et laisser le lecteur imaginer le reste. Si ce lieu existe, faut-il le nommer ?

Au départ, je ne voulais pas nommer le village au bord de la mer où Jean s’exile. Mais dans la mesure où je parle ouvertement de Paris, je ne pouvais pas ne pas parler de Saint-Lunaire.

Faut-il nommer l’Hôtel Christine, dont la description faite par Aurore ne correspond pas à la réalité, mais à son point de vue ?

Quel impact les images de la réalité ont-elles à la lecture ?

Commentaires

Je crois qu'il faut nommer, ça fait "vrai"...et surtout ne chercher à peindre la réalité que si elle apporte quelque chose à l'ambiance, si elle s'accorde à un caractère. Sinon,la réalité, on la tord, il faut qu"elle nous obéisse.Vous ne croyez pas? Ça a l'air de lieux communs, tout ça, mais quand on écrit, on est bien obligé de se poser toutes ces questions, de peser, mesure,goûter,extraire ou ajouter tous ce éléments de notre cuisine....

Ecrit par : marie pierre françois | 15.10.2006

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