30.10.2006
Rendez-vous le...
Jeudi 2 novembre, 11h30, Virgin Mega Store, Champs Elyées.
...... vous pouvez d'ores et déjà organiser un comité de soutien avec assistance psychologique et alcool fort pour me recueillir APRES le RV...
11:10 Publié dans Structures narratives | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
26.10.2006
C'est de mieux en mieux
Retour téléphonique aujourd'hui .
1ere partie, parfaite - façon de parler
2d partie des choses à revoir => réunion de prévue la semaine prochaine pour en savoir plus...
Voilà
19:09 Publié dans Structures narratives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.10.2006
Fin de la troisième version
Voilà, la troisième version du récit a été envoyée pour lecture chez Robert Laffont.
Petit bilan des modifications :
- Tous les personnages s’adressent à Jean
- Sophie et Guillaume sont utilisés comme liants dans la description « opérationnelle » de la journée
- Apparition d’un chapitre consacré à Amélie
- Apparition d’une introduction au récit
- Déplacement du récit de la rencontre Jean / Sophie en fin de journée
- Réorganisation des interventions
- Déplacement et appauvrissement de la scène du cimetière, prélude à la rencontre entre Jean et Camille
- Personnification des manières de parler propres à chaque intervenant
- Disparition de certaines scènes secondaires, dont le conflit Camille / Pierre dans la salle de bains
- L’action ne se déroule plus sur 3 mais 2 jours.
Le premier chapitre:
Lundi 22 juin
Sophie
Parce que c’était mon rôle d’épouse et de mère de te défendre et de rassurer tes enfants, disant qu’il y avait forcément une explication à ton geste qui nous apparaîtrait avec le temps, il fallait du temps, avoir le recul nécessaire pour ne pas nous lancer au hasard des reproches et de la colère, des choses dites et regrettées aussitôt.
- Ah mais moi, a répondu Pierre, je ne regrette pas une seule seconde tout ce qui vient d’être dit, qui n’est que la vérité. Et tout le monde est d’accord ici, j’en suis sûr, même toi.
Il avait raison. Tout le monde était d’accord, même moi.
- Pierre, lui ai-je répondu. Je ne te permets pas de parler de ton père ainsi !
Guillaume a pris la relève :
- Ok, très bien maman. Dis nous ce qu’il faut en penser alors ? Est-ce que papa t’a parlé ? Est-ce qu’il t’a appelé ? Puisqu’il ne nous a rien laissé, à nous, est-ce qu’il a laissé quelque chose, un mot ? Dis nous ! On est tous là à t’écouter.
Ils étaient là, assis face à moi, nos trois garçons, réunis, parlant d’une seule voix pour la première fois.
J’ai menti, pas pour te défendre cette fois-ci, mais par orgueil, répondant « Oui, votre père m’a laissé une lettre ».
- Oh vraiment ? a continué Guillaume. Qu’est-ce qu’il dit ? Tu peux nous la lire ou bien c’est comme toujours, top confidentiel ?
Tu sais quelle femme je suis, Jean, qui déteste tellement les conflits. J’étais désemparée. Et pourtant ! Ces mots qu’il ne fallait pas dire, parce qu’ils l’étaient sous l’emprise de la colère, je les ai dit :
- Qu’est-ce que vous connaissez de votre père ? Vous le jugez, mais vous ne savez rien ! Depuis qu’on est arrivé, je n’entends que des paroles terribles. D’abord ça a été votre père, puis Gabriel, et c’est mon tour maintenant ! Pierre, Alexis, Guillaume, qui croyez-vous être ? Pour qui vous prenez-vous ?
- Tes enfants, a répondu Guillaume. Juste tes enfants, si ça veut dire quelque chose pour toi !
Je n’ai pas su quoi répondre. Amélie est intervenue, demandant :
- Arrêtons là. S’il vous plait. Il est presque quatre heures. Tout le monde est extenué. Allons nous coucher et reparlons de tout ça demain matin.
Pierre est resté, sous le prétexte de ne pas me laisser seule, ne parvenant pas à décolérer, répétant sans arrêt « Quand je pense qu’hier encore… ».
Je lui ai demandé de me laisser maintenant, parce qu’il serait certainement plus utile en forme demain, qu’en colère cette nuit. Il m’a demandé « Es-tu sûre maman ? Es-tu sûre ? ». Et puis aussi, au moment de monter :
- Il n’y avait pas de lettre, n’est-ce pas ?
Pas de lettre, pas de mot, pas d’appel. Rien.
Seule, j’ai ouvert les fenêtres pour respirer et l’air de la mer m’a calmée.
Tout en bas, sur la plage, j’ai aperçu la silhouette de Gabriel qui t’attendait, assis à même le sable, le menton posé sur les genoux, me donnant presque mauvaise conscience de ne pas être à ses côtés. Que lui avais-tu dit ? Que savait-il de plus que moi ?
Je suis montée pour m’allonger un peu, laissant derrière moi une lumière pour ton retour et celui de Gabriel.
A l’étage, la chambre de Guillaume était allumée. J’ai frappé et je les ai trouvés là, tous les trois, Alexis à la fenêtre, Guillaume allongé sur le lit et Pierre, debout, passant en revue ces deux jours, disant :
- C’est du n’importe quoi ! Avec le fric qu’il y avait à la clef ! Je n’y crois pas une seule seconde.
Ils se sont tus en m’entendant.
J’ai refermé la porte, regagnant ma chambre, je me suis étendue sur le lit et j’ai éteint la lumière.
J’étais seule, sans plus rien à protéger, ni à sauver. Maintenant, c’était entre toi et moi que ça se passait.
Alors je me suis adressée à toi, mon mari depuis trente ans, te demandant :
- Comment, Jean, comment as-tu pu ?
10:12 Publié dans Récit | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : blog littéraire, récit, écriture, roman
02.10.2006
Descriptions et illustrations : Saint Lunaire
Voici donc – mais c’est peut-être une erreur de le faire – des illustrations photographiques des lieux évoqués dans le récit en sachant qu’il y a bien deux façons de les voir : avant d’avoir lu le récit et après lecture.
« Nous n’avons plus parlé jusqu’au barrage de la Rance où l’on découvre la mer. Tu as commenté un peu le coin, les marées, le barrage, le nom des villes sur la côte. »

« Un peu avant dix neuf heures trente, nous sommes arrivés à Saint Lunaire, par la vieille église. Une messe y était célébrée, il y avait des voitures de parisiens partout, et tu m’as demandé de m’arrêter en disant :
- On va jeter un œil ? »

« Après l’église, tu m’as fait visiter ta maison donnant sur la mer, splendide, une vue magnifique, une de ces vieilles maisons de famille dont tu avais hérité, mais qui te coûtait une fortune.
Quelle importance ?
- C’est là que tu mourras, centenaire, entouré de toute ta famille. »

12:50 Publié dans Récit | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Descriptions et illustrations
Quelle place donner à la description dans un récit à une époque où toutes les images sont accessibles ?
Est-il besoin de décrire la vue de Paris depuis Montmartre où sont assis Jean et Aurore ?
L’écrivain peut-il donner à son lecteur une autre vision de la réalité de celle du photographe. Y a-t-il une rivalité entre les deux ?
Je préfère donner quelques indications sur un lieu plutôt que de le décrire – comme des indications scéniques – et laisser le lecteur imaginer le reste. Si ce lieu existe, faut-il le nommer ?
Au départ, je ne voulais pas nommer le village au bord de la mer où Jean s’exile. Mais dans la mesure où je parle ouvertement de Paris, je ne pouvais pas ne pas parler de Saint-Lunaire.
Faut-il nommer l’Hôtel Christine, dont la description faite par Aurore ne correspond pas à la réalité, mais à son point de vue ?
Quel impact les images de la réalité ont-elles à la lecture ?
12:41 Publié dans Récit | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
01.10.2006
Amélie
On n’avait pas beaucoup entendu Amélie, la femme d’Alexis, sinon pour se plaindre des absences, réelles, de son mari.
La voilà qui intervient lors de la première journée pour apparaître comme une femme très heureuse intérieurement, nourrie par la maternité, très loin finalement de l’image que se font d’elle les autres membres de l’histoire.
Très sensible à son environnement, elle pressent l’importance de ce repas et a une « vision » qui anticipe la fin du récit et en particulier de l’histoire de Jean.
"C’est une maison sans femme, sans amour, remplie d’hommes seulement.
Une maison comme une fontaine vide, pleine de personnages victorieux et solides, portant sur leurs épaules des mondes entiers, des volutes et des armes ; une fontaine en pierre, de cuivre et d’or pour briller et durer dans le temps, éternellement. Mais une fontaine sans eau, râpeuse et sèche.
J’étais aux toilettes pour une séance pipi, aussi régulière qu’une horloge, et j’étais bien, enfin, loin de tout, de vous, du bruit et des conversations. Heureuse, simplement heureuse avec mon enfant et son petit concert de percussions contre mon ventre.
Aimer votre maison, c’est aimer Sophie, son souffle délicat sur les couleurs et les objets, jusqu’ici, jusque dans les détails.
J’y aurais bien passé la journée, à parler avec mon bonhomme, assise sur la cuvette refermée, pensant à ce problème mathématique insoluble qui veut que l’amour que l’on donne à ses enfants ne le soit jamais au détriment des autres – si l’amour pour ses enfants est représenté par un ensemble, comment peut-on diviser celui-ci en autant de parts qu’il y a d’enfants, sans jamais réduire la part d’aucun ?
Pourquoi ne pourrions-nous pas nous aimer ? Qu’est-ce qui nous en empêche ? Pourquoi nos maris ne s’aiment-ils pas ? Malgré Sophie et l’inépuisable énergie qu’elle met à nous réunir. Nos enfants ne s’adorent-ils pas? Ça n’a pas l’air si difficile. Pourquoi pas nous ?
Est-ce parce que les hommes ne savent pas aimer, si ce n’est eux - parfois même pas.
Mais alors les femmes ? Les femmes entre elles ?"...
Lire tout le chapitre... Amelie.doc
06:40 Publié dans Amélie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femme enceinte, grossesse
