30.09.2006
Reportage audio au Jardin du Luxembourg 2
Suite du reportage audio au Jardin du Luxembourg avec aujourd'hui, le terrain de pétanque : ici
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22.09.2006
Reportage audio au Jardin du Luxembourg
En attendant la suite, je vous propose un petit reportage audio sur le Jardin du Luxembourg.
Aujourd'hui :
L'air de jeu
La chaîse
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18.07.2006
Parc Monceau VS Jardin du Luxembourg
"Ce qui rend les jardins de Paris si ravissants et si enviés, c'est l'admirable accordance qui existe entre eux et la population des quartiers qu'ils avoisinent. Ainsi, pour prendre un exemple, l'on pourrait, en citant les miniatures industrielles des fausses grottes, les réductions d'étangs et les diminutifs de ponts champêtres du parc Monceau, ce boudoir planté d'arbricules et de rocs en pâte tendre, cette sorte de Petit Trianon du présent siècle, démontrer combien ces préciosités, ces maniérismes, ce factice de nature, sont le cadre nécessaire et charmant, propre à envelopper l'élégance de parvenu de ce quartier riche, le tralala voyant des toilettes, les fraîcheurs des teints travaillés aux veloutines des Parisiennes, le clair tapage des robes des bébés, gênés par leur pimpant attirail de rubans et de plumes, engoncés d'écharpes à choux, couleurs d'azur et de rose!
La même observation peut s'appliquer aussi justement au Luxembourg; ici, ni cascades, ni stalactites artificielles, ni pyramides minuscules, et peu de petites dames descendant de leurs voitures, babillant, effarouchées, récitant à une amie leurs patatis et leurs patatas, les cheveux dans les yeux et les dents trop montrées dans les lèvres trop peintes. La population du Luxembourg est plus bourgeoise, plus pauvre; on pourrait presque dire qu'elle est moins écervelée, moins femme du monde, moins hautaine; elle contribue, dans tous les cas, à donner à ce jardin une note très personnelle de bonhomie et de simplesse.
Le Luxembourg est, en somme, une campagne qu'on a dégrossie et affinée, et il est complexe comme les promeneurs qui le remplissent. Prêtres échappés des tristes hôtels de la rue Servandoni et de la rue Férou, jeunesse des écoles, peintres et sculpteurs de la rue d'Assas et de la rue Vavin, bourgeois du quartier Saint-Sulpice, ouvriers de l'arrondissement de l'Observatoire, chacun y trouve des coins qu'il aime et qu'il visite de préférence. Il y en a pour tous les goûts. Ici s'étalent - bien rares heureusement - des élégances de coiffeurs, des touffes de verdures galamment époussetées, des allées prétentieusement distribuées où s'ébat, les jours de musique militaire, la jeunesse gommeuse des écoles; là s'élèvent des bouts de massifs bordés de buis ainsi que des jardinets de curés et des tombes entretenues de cimetières; ici encore se montrent des propretés de petits bourgeois, des plates-bandes anglaises soigneusement tondues; plus loin enfin, s'élancent des fouillis d'arbustes débordant au-dessus des allées, à la bonne franquette, ombrageant les bancs sur lesquels fume et cause, tranquillement, le menu peuple.
[…]
"Quant aux joies de l'étudiant promenant une maîtresse adorée sous les ombrages, j'avoue, en toute franchise, ne pas les avoir connues. Les dames du Quartier latin, au temps où je le fréquentais, préféraient généralement l'intérieur des brasseries et des bals aux promenades sentimentales sous les arbres, et je crois bien, sans crainte d'être démenti par les gens sincères, qu'il en a toujours été et qu'il en sera toujours ainsi, en dépit des lieux communs éternellement débités par les écrivains épris d'idéal et par les poètes."
'A travers le jardin du Luxembourg.'
par J.-K. HUYSMANS
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20.06.2006
Parc Monceau
Il y a des lieus qui inspirent, qui peuvent servir de cadre à l’histoire, et puis des lieus pour écrire.
Pour moi qui aime écrire dans les jardins publics, la météo joue un rôle prépondérant avec toujours le risque de se faire surprendre par la pluie, le froid, voire trop de soleil ou trop d’ombre.
Globalement, les jardins ne sont fréquentés que par beau temps.
Le voisinage compte également : on a pris « votre » banc ; il y a cette jolie fille assise à côté qui vous empêche de vous concentrer, ou ce vieux con qui donne du pain à une nuée de pigeons et tant d’autres choses… Le mieux, c’est toujours un coin un peu isolé, à l’écart, le quotidien de l’écriture, l’isolement.
Si le lieu marche, qu’il participe à des accouchements sans douleurs, alors il devient l’endroit que l’on sollicite en cas de défaillance, un médium spécialisé dans les retours d’inspiration. Ça marche parfois dans les jardins, rarement dans les bars. Là, c’est plutôt du one shot. Rien de pire que de retourner dans un lieu qui vous a servi un jour, fermé comme une huître la fois d’après.
L’hiver, le choix se restreint.
Ici, alors que j’écrivais la nuit, toujours à la même place, quelqu’un m’a demandé de loin, « Are you a writer ? » C’était quelques mois avant d’avoir publié mon premier roman, mais je me suis senti autorisé à répondre « oui ». « J’en étais sûr, a répondu l’homme, il n’y a que les écrivains qui soient aussi constant ». Je ne sais pas s’il parlait de la constance géographique (même lieu) ou temporelle (tous les soirs). Ou les deux.
La photo jointe illustre ces matins d’écriture dans le Parc Monceau. J’ai eu beaucoup de mal à trouver le lieu et à aimer ce jardin, un peu conventionnel, je trouve.
Mais j'ai mon coin maitenant.
Peu de gens viennent ici, c’est un peu humide, probablement trop ombragé, seulement des enfants, à cause des canards, et des mamans.
Les autres courent tout autour du jardin qui forme une sorte de piste.
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